Les puits de carbone en Auvergne-Rhône-Alpes

La séquestration du carbone d'un territoire sera variable en fonction de l'évolution de l’occupation du sol. C'est pourquoi il est intéressant d'estimer le stock de carbone dans le sol et la biomasse vivante, mais également d'évaluer la quantité de carbone séquestrée par type d’occupation des sols et son évolution (déforestation, imperméabilisation liée à l’urbanisation ou l’industrialisation, etc.).

Trois aspects sont donc distingués et estimés par l’Observatoire, sur la base des superficies fournies par Corine Land Cover (2006 et 2012) :

  • les stocks de carbone dans les cultures, prairies, forêts, vignobles et vergers,
  • les flux annuels d’absorption de carbone par les prairies et les forêts
  • les flux annuels d’absorption ou d’émission de carbone suite aux changements d’usage des sols.

Les stocks de carbone par surface

Par ses surfaces naturelles et ses surfaces agricoles, la région Auvergne-Rhône-Alpes possède une superficie de stockage de carbone de 61 037 km². Le stock de carbone sur le territoire régional est estimé à 1 587 MteqCO2 (en 2012). Plus des trois-quarts du carbone sont stockés par les forêts et les prairies permanentes.

Chiffres-clés (2012)

  • Le stock de carbone : 1 587 MteqCO2
  • Surface de stockage totale : 87.6% de la superficie de la région
 

Flux annuels d’absorption de carbone par les forêts et prairies permanentes

La région Auvergne-Rhône-Alpes possède une superficie importante de forêts et de prairies permanentes (43 134 km²) qui par leur accroissement absorbent une partie du CO2 émis dans l’atmosphère par les différentes activités humaines. Une très grande part (87%) du carbone absorbé annuellement en région est due à l’accroissement des forêts.

Chiffre-clé

Carbone absorbé annuellement par les forêts et prairies permanentes : 28,7 MteqCO2/an entre 2006 et 2012

(cette estimation ne prend pas en compte le carbone absorbé par les cultures)

Flux annuels de carbone dus aux changements d’affectation des sols

Le changement d’affectation des sols entre 2006 et 2012 se sont traduits par des émissions de CO2 estimées à 1432 kteqCO2, soit des émissions annuelles de l’ordre de 239 kteqCO2. En Auvergne-Rhône-Alpes, ces émissions sont essentiellement dues à l’artificialisation des sols.

Chiffres-clés

  • Surface des sols artificialisés : 1 337 ha/an (moyenne entre 2006 et 2012)
  • Carbone émis annuellement par l’artificialisation des sols : 239 kteqCO2 (moyenne entre 2006 et 2012)
 

[Mise en page : juin 2019]