Émissions de gaz à effet de serre en Auvergne-Rhône-Alpes

Précisions méthodologiques

Les données d’émissions de gaz à effet de serre (GES) sont des données 2019. Elles sont à climat normal. Les séries historiques sont recalculées chaque année pour prendre en compte les évolutions méthodologiques.

Pour les secteurs agriculture et autres transports (aérien, ferroviaire et fluvial) les données de 2019 ont été estimées par une méthode d'extrapolation des données historiques (modèle ARIMA (AutoRegressive Integrated Moving Average), une méthode statistique utilisée pour l’analyse et la prévision de séries de données temporelles : pour chaque secteur, l’historique des données de 2010 à 2018 est utilisé comme des années dites d’apprentissage). Il en découle que les émissions de GES et leurs évolutions, qui intègrent ces données estimées, sont à considérer avec une marge d’incertitude.

Plus d’info sur la méthodologie

Émissions de gaz à effet de serre (incluant les gaz fluorés) par habitant (2019)

6.4 teqCO²/hab

Source données de population : INSEE

Évolution des émissions de gaz à effet de serre (1990 – 2019)

Les émissions de GES (incluant les gaz fluorés) reculent de 3.5% entre 2018 et 2019 après 2 années de hausse.

Les émissions de GES intégrant les gaz fluorés s’élèvent à 51 681 kteqCO2.
En 2019, les émissions de GES (hors gaz fluorés ) repassent sous les 50 MteqCO2. Elles reculent de -3.6% par rapport à 2018, de 17.2% par rapport à 2005 et de 12.7% par rapport à 1990.
Elles sont constituées à 70% d’émissions d’origine énergétique et à 30% d’émissions d’origine non énergétique (dues aux activités agricoles et à certains processus industriels).

Chiffres-clés 2019

  • Émissions de GES (y compris gaz fluorés) : 51.7 MteqCO2
  • Baisse des émissions de GES (hors gaz fluorés) vs 1990 : -12.5%
  • 5% des GES émis sont des gaz fluorés

Émissions de gaz à effet de serre par secteur 

Les transports représentent près du tiers des émissions de GES régionales

En 2019, les transports (35%) et le secteur industrie et gestion des déchets (25%) sont les secteurs émettant le plus de GES en région.
Les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 22.5% des émissions de GES régionales.
Le secteur agricole pèse pour 17.5% dans les émissions de GES alors qu’il représente moins de 2% des consommations énergétiques.

 

Évolution des émissions de gaz à effet de serre par secteur

Les émissions de GES (hors gaz fluorés) de l’ensemble des secteurs sont en recul depuis 1990, sauf pour les transports, secteur pour lequel les émissions progressent de 14% et l’agriculture dont les émissions stagnent.

Les émissions de GES du secteur industrie et gestion des déchets se sont fortement réduites depuis 1990 (-38%) ainsi que celles des bâtiments (-21% par rapport à 1990). Les émissions des bâtiments sont en forte baisse entre 2018 et 2019 : -8% (-9% pour le résidentiel et -7% pour le tertaire).

 

Émissions de gaz à effet de serre par énergie 

Plus de 60% des émissions de GES régionales sont dus à l’utilisation d’énergies fossiles

Chiffre-clé 2019

  • Les émissions non énergétiques représentent 30% des émissions de GES régionales

En région Auvergne-Rhône-Alpes, la part des énergies fossiles dans les émissions de GES est de 61.5% (produits pétroliers (46%), gaz (15%) et CMS (0.7%)) et les émissions d’origine non énergétique représentent 30% des émissions de GES régionales (majoritairement émises par les secteurs agriculture et industrie et gestion des déchets).

Évolution des émissions de GES par énergie

Les émissions de GES (hors gaz fluorés) sont dues à près de 50% à l’utilisation de produits pétroliers. Cette part des produits pétroliers est relativement stable depuis 1990. La part du gaz en tant que source d’émissions de GES a augmenté de 5.5 points par rapport à 1990 passant de 10.2% à 15.7%.

Émissions de GES par secteur et par énergie 

Les émissions d’origine non-énergétique représentent 92% des émissions du secteur agricole. Ces émissions proviennent de l’élevage et de l’utilisation d’engrais pour les cultures.

Dans le secteur industrie et gestion des déchets, les émissions non énergétiques (dues aux procédés industriels, à l’utilisation de solvants et au traitement des déchets) représentent 44% des émissions. Cette part s’élève à 55% en incluant les gaz fluorés. A noter que l’électricité représente 9% des consommations énergétiques du secteur (vs 3% en 1990).

Dans le secteur tertiaire, la part des émissions liées à l’usage de produits pétroliers a été divisée par 2 entre 1990 et 2019 alors que la part des émissions dues au gaz et à l’électricité a significativement augmentée (+25 points).

Dans le secteur résidentiel, les émissions majoritairement liées aux produits pétroliers (43%) et aux CMS (10%) en 1990, sont en 2019, dues pour la moitié au gaz. Les CMS ne sont plus utilisés comme énergie dans le secteur résidentiel.

Dans le secteur des transports routiers, les émissions sont issues quasi exclusivement de l’utilisation des produits pétroliers.

[Mise à jour : février 2022]