Estimation du potentiel méthanisable

Dans le cadre de l’évaluation des potentiels d’énergies renouvelables, le potentiel méthanisable a été caractérisé pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. La méthodologie développée par l’ORCAE est en partie fondée sur l’étude réalisée pour le compte de l’ADEME par SOLAGRO et INDDIGO en 2013 : estimation des gisements potentiels de substrats utilisables en méthanisation. A noter que le potentiel ne tient pas compte des installations de méthanisation existantes. Par conséquent, il faut garder à l’esprit qu’une partie du potentiel est déjà exploitée à l’heure actuelle.

Les principes généraux sont les suivants : les quantités de matières sont déterminées par filière (agriculture, déchets ménagers, déchets verts, assainissement, restauration, industrie agroalimentaire, distribution et petits commerces). La part mobilisable de ces différentes quantités de matières est ensuite estimée puis converties en volume de méthane et en énergie (GWh). La conversion des quantités de matières en volumes de méthane est fondée sur le pouvoir méthanogène qui varie selon le type de matière. Le pouvoir méthanogène est exprimé en m3 de méthane par tonne de matière, cette dernière pouvant être exprimée en matière brute (MB), matière sèche (MS) ou matière organique (MO). A titre d’exemple, le pouvoir méthanogène des cannes de maïs est de 243 m3 CH4 / tMS. La conversion des volumes de méthane en énergie est effectuée à l’aide du pouvoir calorifique inférieur (PCI) du méthane (9.94 kWh/m³ de CH4). Pour plus de détails, se référer à l’étude citée précédemment.

Le potentiel méthanisable est calculé par commune. Il peut ensuite être agrégé à des échelles spatiales plus grossières (EPCI, départements…).

Estimation du potentiel bois (surfaces de forêts exploitables)

Dans le cadre de l’évaluation des potentiels d’énergies renouvelables, les surfaces de forêts exploitables ont été caractérisées pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. La méthodologie mise en place par l'ORCAE pour évaluer ces surfaces comporte 2 étapes. Dans un premier temps, les zones de forêt où l’exploitation forestière est possible sont identifiées puis, dans un second temps, les surfaces de forêts exploitables potentielles sont exprimées à différentes échelles spatiales avec plusieurs filtres possibles (classe de propriété, type d'essence, gamme de pente).
A noter que la méthode ne prend pas en compte l’existant : les forêts déjà exploitées sont comptés dans les forêts exploitables.

Estimation du potentiel solaire photovoltaïque

Dans le cadre de l’évaluation des potentiels d’énergies renouvelables, le potentiel solaire photovoltaïque (PV) a été caractérisé pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. La méthodologie mise en place par l'ORCAE pour estimer ce potentiel comporte 2 étapes successives. Dans un premier temps, les bâtiments et parkings favorables au développement du PV sont identifiés et caractérisés (type de toit, orientation, présence de contraintes patrimoniales). Les installations de panneaux ailleurs que sur des bâtiments et parkings (par exemple des champs ou des friches industrielles) ne sont pas considérées. Puis, sur la base de plusieurs hypothèses, le potentiel (exprimé à la fois en puissance et en productible annuel) est calculé, notamment en fonction du rayonnement solaire, et exprimé à l’échelle communale. L’hypothèse est faite que tous les bâtiments sont équipés de panneaux photovoltaïques. En effet, les masques proches (ombrage lié aux bâtiments, à la végétation ou à la topographie locale) ne sont pas considérés ici. A chaque fois le potentiel est distingué selon les caractéristiques des zones.

Le potentiel solaire PV est calculé par commune. Il peut ensuite être agrégé à des échelles spatiales plus grossières (EPCI, départements…).

A noter que la méthode ne prend pas en compte l’existant : le potentiel total est évalué et non le potentiel restant. De plus, la concurrence entre le photovoltaïque et le solaire thermique n’est pas prise en compte.

Estimation du potentiel solaire thermique

Dans le cadre de l’évaluation des potentiels d’énergies renouvelables, le potentiel solaire thermique (ST) a été caractérisé pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. La méthodologie mise en place par l'ORCAE pour évaluer ce potentiel est fondée sur une approche par besoin en chaleur. Il est considéré ici que les secteurs résidentiel et industrie ont des besoins suffisamment importants pour qu’il soit intéressant de mettre en place des installations solaires thermiques. Les secteurs tertiaire et agriculture ne sont pas abordés ici. Sur la base de plusieurs hypothèses, le potentiel (productible annuel) de ces différents secteurs est calculé et exprimé à l’échelle communale. Pour le secteur résidentiel, l’hypothèse est faite que tous les bâtiments sont équipés de panneaux solaires thermiques. En effet, ce travail à l’échelle régionale ne tient pas compte des masques proches et lointains. Pour le secteur industrie, on fait l’hypothèse d’un potentiel égal à 10% de la consommation énergétique de ce secteur.

A noter que la méthode ne prend pas en compte l’existant : le potentiel total est évalué et non le potentiel restant. De plus, la concurrence entre le photovoltaïque et le solaire thermique n’est pas prise en compte.

Estimation des zones favorables au développement de l'éolien

Dans le cadre de l’évaluation des potentiels d’énergies renouvelables, le potentiel éolien a été caractérisé pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce potentiel couvre les systèmes de production d’électricité du « grand éolien », le « petit éolien » n’étant pas abordé ici. La méthodologie mise en place par l'ORCAE pour évaluer ce potentiel comporte 2 étapes successives.

Dans un premier temps, les zones favorables au développement de l’éolien sont identifiées en croisant différentes contraintes. Puis, les surfaces de chacune de ces zones sont calculées et exprimées à l’échelle communale avec plusieurs filtres possibles sur l’altitude et la pente.

A noter que la méthode ne tient pas compte des installations existantes : des zones considérées comme favorables à l’éolien peuvent déjà être occupées par des éoliennes.

[Mise en page : juillet 2019]